Les alternatives aux protéines issues du bétail : #2 Les algues.

Il y a quelques mois, nous abordions dans un article les alternatives autres que les insectes pour subvenir aux besoins croissants en protéines.

Pour retrouver notre premier article sur la viande artificielle c’est ici.

               Si le développement de la viande artificielle pour subvenir à une demande croissante en protéines soulève plus de problèmes que de solutions, la culture d’un végétal aquatique semble prometteuse.

Effectivement, les algues, comme les insectes, attirent de plus en plus l’attention des scientifiques et des industriels (Packer et al. 2016). Il y a plus de 350 000 espèces recensées mais seulement quelques-unes sont domestiquées. Le potentiel inexploité est donc considérable.

Les algues incluent les micro-algues et les macro-algues et toutes deux contiennent des protéines en grandes quantités.

                                       Les micro-algues

               Les micro-algues sont unicellulaires, c’est-à-dire qu’elles sont composées que d’une seule cellule. La production de ces algues peut atteindre des rendements très élevés et elle peut se faire sur des terres non cultivables comme dans les zones urbanisées par exemple. Grace à leur composition unique en lipides et leur haute teneur en protéines, elles sont considérées comme la prochaine génération de nourriture à destination du bétail et des humains (Eppink et al. 2017).

Des industriels dans le domaine de l’alimentaire travaillent en collaboration avec des producteurs de biocarburants (également à base de micro-algues) pour développer des systèmes de production durables et rentables de ces dernières. L’image ci-dessous présente une de ces bioraffineries.
Photobioreacteurs de microalgues. Source: Acién et al.

Les macro-algues

Les macro-algues sont des algues multicellulaires. Comme les macro-algues peuvent être cultivées dans l’eau (des océans et des lacs), elles ne rentrent pas en compétition dans d’autres sources d’alimentation humaines. La cuisine orientale utilise depuis des millénaires ces algues. Depuis peu, on assiste à un essor de leur utilisation dans la cuisine occidentale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Algoculteurs pour Marinoë en Bretagne

 

 

 

Pour conclure, nous rejoignons l’avis des experts sur le sujet, la demande croissante de protéines dans le monde ne pourra être comblée que par un faisceau de différentes solutions, allant des insectes aux algues.

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A bientôt dans un nouvel article,
Renaud. Co-fondateur de Futura Food

 

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